Bob Marley a toujours été perçu comme la plus grande figure du reggae. Il a été le premier artiste jamaïcain à présenter la musique de sa nation indigène à travers le monde. La musique de Marley a donné la voix au peuple jamaïcain. Ses chansons font référence à la foi en Jah, à la paix et à la révolution. Ses textes ont créé un héritage qui continue à vivre non seulement à travers la musique de sa famille mais également à travers des générations d'artistes (reggae pour la plupart) touchés par le génie du maître.
Robert Nesta Marley est né le 6 février 1945 dans la paroisse de la rue Ann en Jamaïque; fils d'un père blanc entre deux âges et d'une mère noire, il a quitté la maison à 14 ans pour poursuivre une carrière de musicien à Kingston. Il devient ainsi l'élève du chanteur local Joe Higgs. Il a réalisé son premier titre "Judge Not" en 1962 pour Leslie Kong.
En 1963 Marley travaille avec d'autres chanteurs tels que Peter Tosh, Bunny Livingstone, Junior Braithwaite, Beverly Kelso et Cherry Smith. Ensemble, ils constituent le groupe vocal The Teenagers; rebaptisés plus tard The Wailing Rudeboys et encore plus tard simplement The Wailers, ils ont signé avec le légendaire Studio One du producteur Coxsone Dodd et ont enregistré "I'm Still Waiting". Quand Braithwaite et Smith ont quitté les Wailers, Marley a assumé des fonctions vocales au sein du groupe, et début 64 suivit "Simmer Down", directement placé à la première place des charts jamaïcains. Une série de singles comprenant "Let Him Go", "Dancing Shoes", "Jerk in Time", "Who Feels It Knows It" et "What Am I to Do" suivit, et en tout, les Wailers ont enregistré environ 70 titres pour Dodd avant que le groupe ne se décompose en 1966. Le 10 février de cette même année, Marley se marie à Rita Anderson, chanteuse dans le groupe The Soulettes; elle connaîtra le succès plus tard lorsqu'elle sera membre du trio vocal les I-Threes. Marley passe alors la plus grande partie de l'année à travailler dans une usine à Newark, DE, la maison de sa mère depuis 1963.
Lors de son retour en Jamaïque en octobre, Marley reforme les Wailers avec Livingstone et Tosh. Ils sortent alors le titre "Bend Down Low". A ce moment, chacun des trois membres commence à se consacrer aux enseignements de la foi en Rastafari, ce dernier occupant une place importante dans la vie de Marley jusqu'à sa mort. En 1968, les Wailers enregistrent une grande quantité de titres pour le producteur Danny Sims avant de faire équipe l'année suivante avec le producteur Lee "Scratch" Perry. Soutenu par le groupe de la maison de Perry, the Upsetters, le trio sort un certain nombre de classiques parmi lesquels "My Cup", "Duppy Conqueror", "Soul Almighty" et "Small Axe" qui contient des rythmes ingénieux. Le bassiste Aston "Family Man" Barrett et le batteur Carlton rejoignent bientôt les Wailers, et en 1971 le groupe fonde un autre label indépendant, Tuff Gong, et réalise ainsi quelques titres avant de signer pour Chris Blackwell's Island Records un an plus tard.
C'est en 1973 que les Wailers sortent chez Island "Catch A Fire". Cet album a été le premier réalisé en dehors de la Jamaïque et connaît un certain succès à peu près partout dans le monde. L'album qui suit, "Burnin'", lance le titre "I Shot the Sheriff" qui fait également un carton dès sa sortie. Malgré tout le succès qu'ont alors les Wailers, Livingstone et Tosh quittent le groupe pour poursuivre des carrières en solo; Marley introduit alors les I-Threes, groupe qui, en plus de Rita Marley, est composé des chanteuses Marcia Griffiths et Judy Mowatt. En 1975, le nouveau groupe parcourt alors le monde pour réaliser un nouvel album, "Natty Dread"; ils entrent dans le top 40 en Angleterre avec leur classique "No Woman, No Cry". S'ensuit alors un concert à guichets fermés au London Lyceum où Marley joue devant une foule de personnes de diverses races; de ce concert est tiré le superbe CD "Live !" plus tard dans l'année et avec le succès de "Rastaman Vibration" en 76 (qui rentre dans le top 10 des Etats-Unis), il apparaît alors clairement que Marley a réussi à faire apprécier sa musique auprès de tous.
Aussi vrai que la renommée de Marley s'est développée en dehors de la Jamaïque, il n'en demeure pas moins vrai que dans son pays il est perçu comme une figure emblématique, presque mystique. Il a l'image du poète et du prophète dont chaque mot touche la nation. Sa puissance a été perçue comme une menace dans certains quartiers et le 3 décembre 1976 il est victime d'une tentative d'assassinat; le danger force alors Marley à quitter la Jamaïque pendant plus d'une année. En 1977, "Exodus", album comprenant les titres "Jamming", "Waiting in Vain" et "One Love/People Get Ready", était son plus grand enregistrement jusqu'ici; Kaya était un autre hit, mis en valeur par le magnifique "Is This Love" et "Satisfy My Soul". Une autre date live classique : "Babylone By Bus", album précédant la sortie d'un autre album, "Survival" en 1979. En 1980, lors d'une excursion aux Etats-Unis, il s'effondre lors d'un footing dans Central Park, à New York. On a alors découvert qu'il souffrait d'un cancer qui s'était répandu dans son cerveau, ses poumons et son foie. "Uprising" est le dernier album sorti durant la vie de Marley. Il est retrouvé mort le 11 mai 1981 à l'âge de 36 ans.
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1. wanwan Le 17/08/2005 à 09:40
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